5 juin 2014





Une  grosse croisière





J’aime les croisières parce que c’est à l’extérieur.  Il y a beaucoup de monde. On peut très bien manger.  On voit de l’eau bleue.  Le vent est chaud.  J’aimerais aller en croisière à Miami pour un mois avec ma mère.  Je choisirais un bateau avec 1000 personnes  à bord.    


Michel Trudeau   




Les séries du Canadien de Montréal


La partie avec les Canadiens de Montréal et les Bruins de Boston

était chaude.  C’était une bonne partie. Les Canadiens ont gagné

3 à 1. Samedi les Canadiens de Montréal jouent encore mais cette

fois contre les Rangers de New York.  Je pense qu’ils vont gagner

4 à 1. D’après moi, les Rangers de New York sont moins forts que

les Bruins.  Ils vont gagner chacun deux parties et ensuite les

Canadiens vont gagner les deux prochaines. 


Michel Trudeau

19 déc. 2013

Nos légumes préférés dans notre assiette

La tomate

On ne le dira jamais assez, c’est la star du potager.  Pour que vos récoltes soient encore plus belles, mettez une poignée d’orties fraîches dans votre trou de plantation. 

Prolongez la saison de production des tomates aussi longtemps que possible. Mettez toutes les chances de votre côté pour maintenir la bonne santé des plants.

En 2007, une centaine e lecteurs des 4 saisons ont testé d’anciennes variétés de tomates redécouvertes par des maraîchers biologiques de l’Aube. Des résultats prometteurs… jusqu’aux premières gelées.




La pomme de terre


S’il est utopique d’envisager des variétés de pommes de terre totalement insensibles au mildiou, on peut apprête la pomme de terre de différentes façons comme au four, en frites, pilées, rôties ou en croustilles.




Les petits pois




Quand on a goûté, et même croqués tous crus, des petits pois fraîchement cueillis. On mesure le gouffre gustatif qui sépare ce légume de son cousin en boîte.



Les champignons

Tu ne dénatureras pas

En cueillant un champignon, c’est son organe reproducteur qu’on enlève. Pour préserver la biodiversité la législation diffère selon les régions. À Bruxelles, la cueillette des champignons est interdite. « C’est une mesure drastique, reconnaît l’IBGE, mais nécessaire ». La forêt de Soigne compte plus de 900 espèces de champignons. En Région wallonne, la cueillette à « usage familial » est autorisée. En Flandre, il existe des zones dédiées recensées dans un atlas (en néerlandais) des champignons de Brabant flamand et de la Région de Bruxelles-Capitale.


Tu fristouilleras

Il n’y a pas que l’omelette aux champignons dans la vie. Les chefs rivalisent d’idées. A la ville Lorraine, le sparasse crépu au goût de noisette préserve son croquant en étant poché ou servi en pickles. « Les saveurs automnales des champignons s’accommodent aussi à merveille avec le gibier »’ explique le sous-chef de l’établissement bruxellois.
Nous aimons les champignons en trempette, cuits dans la poêle ou avec du steak et des frites.

Texte composé par : Johanne Chiasson et Claude Leviavant
Retranscrit par Denise Larivière

3 déc. 2013

Mon expérience à l’émission Le banquier LNI



J’ai été invité par la LNI elle-même à l’émission Le  banquier pour représenter les spectateurs ayant un billet de saison. Ça faisait 28 ans que j’achetais des billets de saison. Il y avait 26 joueurs de la LNI présents sur le plateau et je les connaissais tous. Il y avait aussi  M. Yvan Ponton, l’arbitre en chef, qui a été en service pendant 13 ans. Il a arbitré trois improvisations qui ont eu lieu sur le plateau.

            Je vais vous nommer quelques noms qui pourraient vous dire quelque chose : Sylvie Legault, Réal Bossé, Salomé Corbo, Sylvie Caron, François-Étienne Paré, Martin Drainville, Jean-Michel Anctil, Francine Ruel, Édith Cochrane, Émmanuel Bilodeau,  Martine Franke, etc. Le co-fondateur de la LNI, Yvon Leduc, était présent aussi. J’étais un spectateur et j’ai même serré la main aux joueurs et donné la bise aux joueuses. Je les considère comme ma vraie famille ;  je n’ai aucun problème à me présenter aux joueurs mais eux en ont un quelques fois à venir me voir.  Je n’ai jamais rien demandé à la LNI ; c’est elle qui m’a invité à être un spectateur comme un membre de la famille. L’enregistrement a été fait le 18 juin 2013 pour être diffusée au mois d’octobre 2013.

J’ai passé une très belle soirée ; j’étais bien et on a fini la soirée ailleurs!

13 juin 2013

Atelier sur la désinfantilisation


Le 22 mai 2013, M. Guy Taillon est venu  parler à un groupe de membres du Centre communautaire Radisson de  l’infantilisation versus la responsabilisation, une orientation que s’est donnée notre Centre depuis quelques années.

À ce que je comprends la désinfantilisation, c’est faire confiance aux personnes même si physiquement plus limitées ça n’empêche pas qu’elles sont lucides et capables de prendre des décisions pour elles-mêmes. Elles savent autant que monsieur et madame tout le monde ce qu’elles veulent.

           Ne pas penser à leur place sous prétexte que l’on désire prendre soin d’eux. Une personne handicapée adulte vit des situations dans lesquelles elle exerce son jugement, mais lorsqu'elle est accompagnée, la personne lui dicte sa conduite.  Exemple; Céline  vit seule en appartement. Lorsqu’il fait zéro degré Celsius dehors, elle ne sent pas le besoin de mettre de chapeau, mais lorsque Manon va la visiter et qu’elles sortent ensemble, celle-ci lui dit de mettre son chapeau pour ne pas attraper froid.                                                                                   

Un autre exemple: mercredi passé, un groupe de dix membres du Centre est allé au Musée des Beaux Arts de Montréal visiter l’exposition sur le Pérou. Guy, un des participants qui se déplace en fauteuil roulant manuel et est non verbal arrive au musée. Yamina, une accompagnatrice, voulant l’aider à pénétrer à l’intérieur pousse le fauteuil de Guy vers la rampe d'accès. Les poignées de son fauteuil sont munies d’un mécanisme semblable à celui des freins à vélo attachés aux guidons. N’étant pas avisé de ce mécanisme, Yamina prend entre ses mains la totalité des poignées arrière du fauteuil de Guy. Résultat: celui-ci se retrouve  le dos au sol, le fauteuil   complètement renversé.   Croyant à un bris du fauteuil, Jocelyne, une de nos deux enseignantes présentes décide d’appeler le 911. Les ambulanciers arrivent et réussissent à redresser le fauteuil de Guy. Leur intervention terminée, on demande la date de naissance de Guy. Jocelyne connaît l’année, mais elle ignore le jour et le mois. Elle demande à Guy de les lui indiquer avec son tableau de communication. Les ambulanciers repartirent impressionnés par le savoir-faire de Guy et celui-ci a pu passer la journée au musée.


En terminant, méfiez-vous des apparences, car derrière celles-ci vous ne savez pas ce qui se cache.

15 mai 2013

Six élèves du CREP ont participé au Championnat canadien de boccia



Du 20 au 24 mars 2013, six élèves du Centre d’intégration à la vie active (CIVA) se sont disputés les honneurs lors Championnat canadien de boccia qui a eu  lieu à Montréal, au Complexe sportif Claude-Robillard. 

Il s’agit de Bruno Garneau, Éric Lefebvre, Sylvain Dupuis, Benoit Ostiguy, Éric Bussière et

Gilles Dufour (photo de l’AQSPC).

Gilles est aussi membre du centre communautaire Radisson

Nos six athlètes espèrent se tailler une place au sein de l’équipe nationale.  Cette dernière participera à la Coupe des Amériques de boccia qui se tiendra à Gardner, Kansas (USA) au mois de juillet prochain.

Le boccia est un sport spécialement adapté pour les personnes ayant la paralysie cérébrale mais qui peut être pratiqué par la plupart des gens ayant un handicap physique.  C’est un sport qui s’apparente à la pétanque où il s’agit pour le joueur de lancer ses balles le plus près possible du «cochonnet» afin de marquer des points.

Bonne chance à nos athlètes!



Alain Grenon
Enseignant IS, CREP



14 mai 2013

Programme d’ergothérapie de l’Université de Montréal

Conférencier : Pierre Bélanger
Date : Le jeudi 14 février 2013


En après-midi, j’étais invité à témoigner devant un groupe d’élèves du programme d’ergothérapie de 1er cycle, de l’Université de Montréal.

Durant une heure environ, j’ai eu l’opportunité de témoigner de mon vécu, de mon isolement, comment je vis avec une paralysie cérébrale (de naissance) au quotidien. Et surtout, j’ai eu l’occasion d’échanger avec des étudiants et étudiantes intéressés à ce que je disais, avec de beaux sourires. J’ai passé un moment inoubliable.
  • J’étais assis devant la classe.
  • J’avais une caméra qui était projetée sur moi, pour que les élèves puissent me voir sur le mur.
  • J’avais un micro pour que la salle puisse me comprendre.
  • Chaque équipe me posait des questions sur divers domaines.
  • Il y avait une équipe de 4 personnes qui faisait l’animation durant mon témoignage.
À la fin de mon témoignage, j’ai eu droit à des applaudissements. Ils m’ont offert une rose. Cela m’a profondément touché. Après mon témoignage, des étudiantes sont venues me voir pour me poser d’autres questions.

Je vais garder un très beau souvenir de ce bel après-midi. Si la possibilité se représente à nouveau, j’en serai heureux.

Également, je voudrais remercier tout particulièrement Mmes Geneviève Nadon et Claudine Auger, professeures à l’université. Sans elles, cette rencontre n’aurait pas eu lieu. Merci pour tout.

Mon nouveau milieu de travail

Bonjour, ici Normand Ostiguy.



Je suis membre du centre communautaire Radisson (CCR) depuis 2008. Et depuis novembre 2012, l’aide sociale m’a proposé d’aller me faire évaluer pour un travail « normal ».

Mon milieu de travail est un nouveau centre à ville LaSalle : Triade HCP. Là, on me donne des tâches de commis à faire. Mes deux principales tâches sont du travail sur l’ordinateur et avec le déchiqueteur à papier. Après l`évaluation, c’est à moi de décider si je veux un poste ailleurs dans une compagnie « normale ».

Je continue à faire une journée par semaine au CCR


17 avr. 2013

Le 10 avril au CREP

Mercredi, le 10 avril dans le cadre de la semaine québécoise des adultes en formation j’étais invitée par le CREP à présenter mon blogue. En prévision cette occasion, Chantal Boudreau, conseillère pédagogique, me demanda d’écrire un texte sur l’utilisation d’internet dans mon quotidien. Alors je composais un texte sur internet en tant que moyen de communication. Voici ce texte.

Internet un outil de communication

J’aimerais vous parler de l’apport inestimable de l’arrivée des moyens de communication par internet dans mon quotidien.

Tout d’abord le courriel, un outil devenu indispensable pour moi puisqu’en écrivant, j’élimine la barrière de mes difficultés d’élocution. Ça fait plusieurs années déjà que je peux aisément communiquer avec des personnes qui me sont totalement inconnues et demander des renseignements, sans me soucier si elles vont prendre le temps de me comprendre. Évidemment, j’aime écrire aux personnes qui sont proches de moi. Par exemple, Diane, ma sœur, s’est mise spécialement à l’informatique dans le but de faciliter la communication entre nous, car par téléphone cela peut représenter tout un défi.

En 2007, Monsieur François Pageau, nouveau directeur de Centre communautaire Radisson, constatant que le local informatique était sous-utilisé par les membres, demandait à Madame Lucie Leroux, enseignante du CREP, de lui soumettre un projet d’employer davantage les équipements mis à la disposition des membres.

Une abondante programmation d’activités informatiques, fut offerte jeux, site web du Centre Radisson, écriture de textes avec une équipe de membres-tuteurs. Les plus habiles aidant ceux qui avaient plus de difficultés.

Le jeudi après-midi avait lieu l’activité Blogue du Centre. Les participants rédigeaient un texte que leur aidant, formé préalablement pour connaître le fonctionnement du blogue, déposait sur le Bloque du Centre. Alors j’étais dans le groupe des aidants, Lucie Leroux avait distribué des procédures facilitant la compréhension du fonctionnement du blogue. Chez moi, une bonne fin de semaine, je prends mon cartable avec les procédures à l’intérieur et je crée mon propre blogue.

Avec mon blogue, j’ai la possibilité de publier mes réalisations, textes et vidéos pouvant être lus par mes amis et mes proches ainsi que monsieur et madame tout le monde.

Comme j’aime l’écriture et l’informatique mon enseignante, Jocelyne Laperrière, invitait Jocelyne Gagnon et son étudiante Sandrine pour nous parler de twitter et de la twittérature. Le lendemain matin, je créais mon compte.

Voici la page d’accueil de mon compte twitter.



L’après-midi du 10 avril 2013

Après quelques semaines de préparation, la journée du 10 avril arriva. Le transport adapté qui allait me conduire au CREP se pointait peu avant 11h55. Je passais de trente à quarante-cinq minutes dans l’autobus. Rendu à destination, on me dirigea vers la salle où avait lieu l’évènement. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir l’installation qui m’attendait! Jocelyne, mon enseignant m’avait dit que mon texte composé pour l’occasion serait lu par un logiciel de synthèse de voix. Elle n’avait pas précisé que mon blogue serait affiché sur un grand écran auquel son ordinateur portable serait branché et je ne m’attendais surtout pas à trouver le clavier adapté sur lequel je travaille au Centre communautaire Radisson.

Le directeur du CREP commença l’après-midi par l’inauguration du salon des adultes en formation. Pour commencer la présentation des réalisations de chaque organisme présent, une chorale nous chanta quelques pièces de leur répertoire. Par la suite, Chantal Boudreau, conseillère pédagogique, se promena dans la salle avec une caméra afin de projeter le contenu des organismes présents sur grand écran en avant.

Jocelyne profita de ce temps pour me remettre l’attestation de participation au concours, la persévérance a un visage de la Fédération autonome de l’enseignement, auquel elle m’avait inscrite à la fin du mois de janvier.

L’après-midi se termina par un goûter préparé par les étudiants travaillant à la cuisine du CREP.  

Merci à tous les organisateurs et merci à toi Jocelyne, c’est un plaisir de travailler avec toi.



20 nov. 2012

Rénovations à Propulsion par Normand Ostiguy


Je vis à la résidence Propulsion depuis quatre ans. Cette résidence est située au 2075 rue Théodore à Montréal dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Je dispose de mon propre appartement à l’étage supérieur du bâtiment et au rez-de-chaussée, on partage une grande salle communautaire où on peut prendre nos repas, recevoir des gens ou s’adonner à diverses activités. Nous sommes une quinzaine de locataires atteints d’un handicap physique, dont six sont membres du centre communautaire Radisson. Des auxiliaires en services sociaux et de santé sont présents 24 heures sur 24 pour s’occuper des locataires. En fait, RSI Propulsion (RSIP) est une ressource alternative au centre d’hébergement de soins de longue durée. L’objectif premier de la mission du RSIP est d’assurer l’utilisation optimale et le maintien de l’autonomie fonctionnelle résiduelle des locataires.
Dans le cadre d’un concours « Rénover sa communauté c’est beau » organisé par La Fondation «  Home Depot Canada », le public a été invité à voter, du 2 au 15 mai 2011, pour son projet d’amélioration communautaire préféré. RSIP a récolté le plus grand nombre de votes dans son secteur et son projet de rénovation a été réalisé en septembre 2011.
Durant quatre jours, des employés et bénévoles du magasin d’Anjou et de RSI Propulsion ont travaillé sans relâche en ne comptant pas les heures. Ils ont refait à neuf la cuisine, changé les électroménagers, rafraîchie la peinture dans la salle communautaire, modernisé le bureau d’accueil des employés et plus encore. Des travaux qui permettent maintenant de recevoir les membres et leur famille dans un nouvel environnement plus fonctionnel et convivial. Voici des photos
Avant les rénovations

 

Après les rénovations

 

Je veux remercier et féliciter chaleureusement les bénévoles et les gens de « Home Depot Canada » du magasin de ville d’Anjou.
Sans leur soutien, autant financier que d’aide manuelle, nous n’aurions pas pu tout réaliser. Leur coup de pouce est inestimable. Ils ont fait du très beau travail, et un merci spécial à Anne Boulanger, directrice de RSI Propulsion.
Voici l’adresse du site web de RSI Propulsion : http://rsipropulsion.ca

18 oct. 2012

LA CHOUETTE : L’ANIMAL SYMBOLE DU CENTRE COMMUNAUTAIRE RADISSON

André Desjardins
Président

Qu’est-ce donc que le Centre communautaire Radisson (CCR)?  Il s’agit d’un genre de centre de jour (qui légalement ne peut se nommer ainsi) qui offre, dans un contexte de vie communautaire et d’éducation populaire, des activités éducatives, socioculturelles et de loisirs à des adultes ayant de sévères et même de très sévères déficiences physiques.  Ces activités visent surtout l’insertion sociale de ces personnes en favorisant leur développement personnel ainsi que celui de leur conscience citoyenne.  Deux professeurs formés en éducation spécialisée à l’emploi du Centre de Ressources pédagogiques et éducatives (CREP) de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) y travaillent à plein temps durant l’année académique et une animatrice socioculturelle y œuvre toute l’année, en plus des stagiaires, des préposés et des bénévoles.

Or le comité des membres du CCR, animé sous l’ancienne administration par le directeur général lui-même et sous l’influence de celui-ci pour qui cet animal représentait la fidélité, avait à l’époque jeté son dévolu sur le chien comme animal symbole de l’organisme.  La fidélité!  Et pourquoi pas l’obéissance pendant qu’on y est?  À vrai dire, en tant que personne handicapée membre actif du CCR, je trouvais plutôt dégradant et humiliant d’être représenté par un gentil toutou, de couleur brune de surcroît, qui fait la belle la queue en l’air (la queue arrière s’entend …).  Par la suite, sous la nouvelle administration, toujours membre du comité en question animé cette fois-ci par un professeur du CREP, je fus élu administrateur au conseil d’administration (CA), puis nommé vice-président et finalement président.  Je pus alors enfin cesser de ronger mon frein et, sous mon instigation il faut le dire, le comité entreprit de choisir un nouveau symbole.

Le choix du nouvel animal emblème ne se fit pas cependant en criant lapin.  La décision finale se prit au terme de longs débats souvent très passionnés qui s’étalèrent sur plusieurs semaines, voir des mois.  Certains membres se reconnaissaient parfaitement dans la symbolique du chien, alors que d’autres la remettaient en question tout en spécifiant ne rien vouloir d’agressif ou « d’enragé » pour la remplacer.  Disons que l’esprit guerrier n’est pas vraiment du style de la plupart de ces gens, même s’il correspond au mien …  Mais de voir ces personnes vivant avec de sévères déficiences physiques, si longtemps infantilisées et déresponsabilisées pour bon nombre, s’exprimer avec autant d’ardeur et de conviction, et même me prendre parfois à parti, me comblait de joie.  J’étais au paradis!  En fait, leurs échanges sur l’emblème animalier du CCR portaient au fond sur leur perception d’elles-mêmes et des personnes handicapées en général, d’où leur caractère si passionnel.  Puis un bon jour, lors d’une de ces réunions, j’eus un flash et, au grand étonnement de tous, je proposai la chouette, en expliquant bien sûr la raison de cette suggestion.

Dans la Grèce antique, la chouette représentait la déesse Athéna, grande protectrice des sages, des philosophes, des savants et de la cité d’Athènes.  La chouette symbolisait donc alors la sagesse, la pensée et la connaissance.  Voilà qui cadre très bien dans la mission du CCR telle qu’ici définie.  Mais alors attention, cette déesse n’hésitait pas à se battre farouchement si nécessaire pour défendre ses protégés, devenant alors Athéna la guerrière.  D’ailleurs les personnes handicapées aussi doivent parfois se battre pour faire respecter leurs droits ou tout bonnement se faire respecter.  Au cours du Moyen-âge et même longtemps après, la chouette et son cousin le hibou devinrent, dans la croyance populaire, des êtres maléfiques, des « oiseaux de malheur » dont la présence nocturne, trahie par leur hou houlement jugé inquiétant, était de mauvaise augure.  Sur le plan purement objectif de toute façon, soit en dehors de tout symbolisme et de toute croyance, la chouette n’est quand-même qu’un oiseau de proie parmi d’autres, au même titre que le faucon, l’aigle et l’épervier.

Et tout ce côté dit sombre ou moins gentil de la chouette n’est pas pour me déplaire, bien au contraire!  Car cette foutue tendance à « angéliser » les personnes handicapées m’exaspère d’une royale façon depuis déjà un sacré bout de temps!  Est-ce bien là la bonne manière de s’y prendre pour faire comprendre à la société qu’elles sont « des gens comme tout le monde »?  Non mais, du nerf bon sens, du caractère sacrebleu!

Ainsi les membres du CCR, réunis en comité, ont-ils participé au choix de la chouette comme emblème animalier de leur organisme.  Bravo à eux pour leur persévérance et leur détermination!

mardi, 23 août 2011


18 juin 2012

La lecture et moi


Avoir la liberté de lire ou pas… !
Durant les vacances, on dirait que ce n’est pas le temps de lire !
On dirait que le temps,  c’est pas de lire !
C’est le temps des Vacances.

C’est comme si la lecture, égale  aller à l’école !
Je viens de comprendre…
Tout s’explique, avec les problèmes de mon enfance…
Avec mon chien,  je me permettais un peu d’affection.
   
Avoir la liberté de lire ou pas… !
Durant les vacances, on dirait que ne n’est pas le temps de lire !
On dirait que le temps,  c’est pas le lire !
C’est  le temps des Vacances.

C’est comme si la lecture égale  aller à l’école !
Je viens de comprendre…
Tout s’explique, avec les problèmes de mon enfance…
Avec mon chien,  je me permettais un peu d’affection.

En  3ième année avec mon problème  de dyslexie,
Debout en train de lire…la prof m’a fait asseoir !
J’étais timide, gênée et j’avais un peu honte…   
(À l’époque ,ça remonte entre 45 et 50 ans  et plus… )

La carte  illustre le goût de lecture …
Étendue  à plat ventre sur l’herbe avec un tapis de marguerites…
Le livre qu’elle a entre ses mains parait passionnant, excitant,
Et extraordinaire… ( j’ai le goût de lire après cette trouvaille…)
 
.Elle a des beaux cheveux bouclés, qui gondolent de façon superbe…
Avec une blouse blanche, elle est toute élégante !
En arrière- plan de  superbes arbustes.
Voilà mon histoire personnelle de la Lecture et Moi

Écrit par Lucie St-Laurent , 8 mars 2012

31 mai 2012

Lecture ; La parole perdue


Un roman historique écrit par Violette Cabasos et Frédéric Lenoir

Romane, une  jeune fille demeurant à Vézelay en France est victime d’affreux cauchemars. Sa mère, Johane, archéologue, est amené sur le site des fouilles de Pompéï. Pourquoi ces mauvais rêves? Que s’est-il passé à Pompéï en l’an 79 de notre ère?   Quel est le lien entre les rêves de Romane et les fouilles de sa mère ?  Vous le découvrirez en lisant ce captivant roman plein de rebondissements inattendus jusqu’à  la fin.

Un livre que je recommande. Des heures de belles lectures.


Fédéric Lenoir   Philosophe, sociologue et historien des religions.  Il est l’auteur de nombreux livres  sur le sujet. La parole perdue est son deuxième roman écrit en collaboration avec Violette Cabasos.

Violette Cabesos  Écrivaine française.  Elle est l’auteure d’un premier roman remarqué Sang comme neige aux éditions Plon (2003) et co-auteure avec Frédéric Lenoir de La promesse de l'ange (Albin Michel, 2005).

Pour en savoir plus sur Frédéric Lenoir




10 mai 2012

Vidéo sur l'Espagne


J'aime créer des vidos avec de la musique et des images.  Voici celui sur la ville de Madrid en Espagne.

Vidéo sur les fleurs

4 mai 2012

Fais attention

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Fais attention! (Pour tous les futurs Arthur et Océane et Matéo et Alice qui ne sont pas encore nés) À toi, enfant que nous attendons en même temps que la fin du monde en décembre… dépêche-toi si tu ne veux pas que la fin du monde arrive avant toi! Voici, enfant dans ton cocon intense, pourquoi moi, Stéphane Martin, je t’écris : il faut que tu fasses attention à certaines choses.
1- Fais attention aux petits nains cachés dans la pizza au fromage. Un petit nain, ça ne goûte pas bon et ça prend dans les dents…
2- Fais attention aux femmes et aux animaux.
3- Fais attention quand tu traverses la rue, il faut regarder les voitures, il ne faut jamais faire d’accident.
4- Fais attention de ne pas devenir gros! Bois du Pepsi Zéro! Moi j’ai commencé à en boire parce que j’étais rendu trop gros, que m’ont dit les préposés. Je ne pouvais plus me tourner sur le ventre, dans mon lit, sans péter, comme Simon mon accompagnateur. Mais il ne faut pas trop boire de Pepsi Zéro, c’est pas bon à cause des dents.
5- Fais attention à Mary, elle a 83 ans! Moi, j’ai 44 ans et je fais toujours attention à elle, sauf que des fois je la déconcentre et elle oublie ses clés dans la voiture.
6- Fais attention, en bas du trottoir il y a des nids de poule, ils sont très profonds. Si tu tombes dedans, on ne te reverra jamais!
7- Et finalement, fais attention... de ne pas faire trop attention! Pourquoi? Parce que c’est plate de faire trop attention! Bonne vie à toi futur enfant!

14 juin 2011

J’aime le centre Radisson





Je vais au centre Radisson 3 fois par semaine. Le lundi matin, je fais des mots mystères dans le cours de pratique libre. Le mardi matin, c’est le cours d’alpha. On parle et on écrit puis je mange dans la grande salle. Je joue souvent à l`ordinateur, je fais des casse-têtes avant que le cours de l’après-midi commence. Le mardi après-midi, je fais un texte à l`ordinateur. C`est la première fois que je le fais et je trouve cela intéressant.
Le mercredi, je vais au cours : quartiers de Montréal. Récemment, nous avons parlé du vieux port de Montréal. J’aime regarder les bateaux sur l’eau.

Les gens de Radisson sont gentils. Je les aime car ils m’aident beaucoup.
Jean-Paul aime taquiner.
Même si ça fait longtemps que je viens à Radisson, un jour
Jean-Paul m'a demandé :" Est-ce que vous êtes bien madame Ginette Lessard? " J'ai répondu: "Ben, voyons, j'ai pas changé de nom..."

C’est plaisant venir à Radisson, j’espère venir ici encore longtemps.


Ginette Lessard

12 avr. 2011

Mes deux activités avec Simon


Je suis allé au centre d’achat Place Versailles avec Simon, mon accompagnateur. C’était en novembre, je ne me souviens plus quelle date exactement.
Je suis un peu impatient, je n’aime pas attendre, alors à l’heure où je suis supposé rejoindre Simon, je sors du centre d’achat pour aller à la toilette au Centre Radisson. Après, on se retrouve près des portes de la Place Versailles.
Au début, c’est Simon qui conduit ma chaise automatisée, il trouve qu’il y a trop de monde. Mais après, c’est moi qui conduis, parce que je suis autonome et habitué.
On va chez HMV pour regarder les CD et les DVD. Un employé échappe un paquet de CD. On rit. Pas lui. J’achète le CD de Zamfir, l’homme à la flûte de paon.
Pour dîner, on va manger de la pizza à la place Tevere. Il y a beaucoup de monde aux tables. Juste comme on se met à dévorer nos pointes, un monsieur commence à parler à Simon. Il lui serre la main plusieurs fois, il a l’air drogué. Le monsieur veut me donner un camion à peu près gros comme un ballon de soccer, qui a l’air de valoir 100$. Je fais « non » de la tête. Le monsieur est surpris et déçu. Pendant que le monsieur va à la salle de bain, Simon et moi, on se sauve. On va manger à côté de la fontaine, caché par une boutique.
Après le dîner, on retourne au HMV. Simon regarde les titres des CD et prend des notes pour écouter de la musique dans notre cours de Pratique Libre à l’ordinateur. Une madame demande à Simon où se trouve un certain album, elle pense qu’il travaille ici. On rit. Elle aussi. Un monsieur demande à Simon où se trouve un certain CD, Simon lui dit qu’il ne travaille pas ici. On ne rit pas. Lui non plus.

***

Le 4 janvier 2011, nous sommes allés au cinéma Star Cité Viau pour voir le film l’Appât .
Je mange mon lunch : des sandwichs au jambon. Et puis, on achète nos billets. C’est pas cher, 5.50$, on va devenir riche!
Pendant que Simon va à la salle de bain, je vois Émilie Pigeon et sa maman.
L’Appât : j’ai bien aimé Poirier, le policier joué par Guy Lepage. Et j’ai aussi aimé Rachid dans le rôle du bandit.
À la fin du film, Simon se lève et trouve dans sa poche de pantalon un 10$ que je lui avais donné pour acheter les billets et qu’il avait oublié de me redonner. Moi aussi j’avais oublié. On rit.
Après, je vais à la toilette, ça sans les pêches. Je fais un pipi aux pêches.
Avec l’ordinateur portable de Simon, on va sur le site de Star Cité pour faire une critique de l’Appât. On lui donne un 10.
Simon mange des chips laissés sur la table par quelqu’un d’autre. Il manque de salsa, alors il en demande au comptoir, la fille lui en donne.
Lors de notre prochaine sortie, on pense aller voir Le Colis, une bonne comédie québécoise.

Stéphane Martin

15 mars 2011

La migraine



Mes premières crises de migraines sont apparues à l`âge de 15ans. Le mal de tête survient souvent au réveil le matin, parfois à la fin d’une journée mouvementée.
La douleur se localise sur le côté gauche ou bien du côté droit de la tête. Elle est insupportable. Je deviens irritable au bruit et à la lumière. Elle m’empêche de penser clairement. Je n’ai pas de plaisir à parler ni à écouter les autres.

D’après ma mère, j’ai hérité de cette maladie de mes grands-parents maternels. Mes maux de tête provoquent du stress à ma famille. Ma mère comprend bien ce que je ressens. J’ai consulté plusieurs fois un docteur au moment des crises. Le médecin m’a examiné et m’a fait passer les tests nécessaires. Les résultats des tests étaient corrects. Il m’a expliqué qu’on ne peut pas guérir à tout jamais de la migraine, mais qu’on peut la rendre moins fréquente et moins intense en évitant les facteurs déclencheurs et prendre certaines pilules qui peuvent calmer la douleur.

MICHEL TRUDEAU

25 janv. 2011

Mon voyage à Lourdes


À tous les 10 ans je vais à Lourdes avec la Communauté Foi et Lumière. L’an prochain ce sera le quarantième anniversaire de la Communauté. Ça fait 35 ans que je suis membre de Foi et Lumière.

En 1991 je suis allé à Lourdes pour la première fois et j’ai fait un second voyage en 2001. Au cours de ce dernier voyage, je me suis baignée dans un grand bain rempli d’eau bénite. Quand je suis sorti du bain, je me suis habillée immédiatement sans me faire sécher; je n’étais pas trempée…

En avril prochain, je ferai un troisième voyage à Lourdes. Lourdes est une ville située en France. Je ferai une escale à Paris et une autre à Toulouse, je prendrai un autobus de Toulouse à Lourdes.

J’ai un peu peur de voyager en avion mais j’ai très hâte de partir.
Johanne Soucy